Protection mondiale des animaux de ferme
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57006 METZ Cedex 1
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Compassion In World
Farming France
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Réf : EL 006 06
Monsieur Dominique BUSSEREAU
Ministre de l’Agriculture
Ministère de l’Agriculture
78 rue de Varenne
75349 PARIS 07 SP
Metz, le 23 février 2006
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Monsieur le Ministre,
Nous sommes scandalisés et stupéfaits par la position isolée que vous avez exprimée au Conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne, lors de la discussion sur le Plan d’Action pour le Bien-être Animal (AWAP) proposé par la Commission.
D’après nos informations, la France est le seul pays à s’être ouvertement opposé à l’ensemble de ce plan.
Il est triste que la position de la France ne reflète pas l’état de l’opinion publique, qui d’après une étude du Baromètre européen* menée en juin dernier accorde une grande importance à l’amélioration de la condition des animaux de ferme, et même davantage en France que dans la moyenne autres pays de l’Union (69% en France contre 58% en Europe).
Le principe de subsidiarité ne peut pas être invoqué pour se soustraire aux exigences morales vis-à-vis des animaux que les partenaires commerciaux de la France sont disposés à accepter. Comparée à l’attitude des autres pays, la position de la France apparaît surtout comme un refus d’accorder le moindre prix au bien-être des animaux d’élevage.
Les prétextes avancés compétition commerciale et grippe aviairene touchent pas que la France, et ne justifient ni cette attitude de blocage, ni les menaces de s’opposer à tout progrès futur. Nous approuvons les remarques du Commissaire Kyprianou, rejetant votre argument sur les coûts de ce Plan, et jugeant qu’une politique de bien-être animal peut constituer un atout, et représenter une valeur ajoutée pour les produits agro-alimentaires.
En outre, la compétition de pays tiers restera un problème quel que soit le type d’élevage. La grippe aviaire, enfin, même si elle devait imposer des mesures durables de confinement, n’empêcherait pas l’amélioration du bien-être animal sur bien des points
Par ailleurs, nous réitérons notre demande de rendez-vous, avec vous-même ou un membre de votre cabinet, afin de vous remettre une pétition ayant déjà recueilli 50 000 signatures, et réclamant l’amélioration des conditions d’élevage des poulets de chair, et de vous exposer notre position concernant le projet de Directive actuellement en discussion.
Monsieur Malvezin, membre de votre cabinet, nous a fait savoir qu’il ne pourrait pas nous rencontrer. Nous regrettons vivement cette impossibilité, qui semble indiquer un désintérêt de votre ministère pour les questions relatives au bien-être des animaux d’élevage. Nous serions ravis que vous puissiez nous rassurer, et nous convaincre du contraire lors d’un entretien.
*Etude complète disponible sur le site de la Commission européenne : http//europa.eu.int/comm/food/animal/welfare/euro_barometer25_en.pdf
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